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Pour la St Valentin, choisissez le bon partenaire

lundi 11 février 2008


La Banque Postale a choisi la Société Générale... qui a dit que l’amour est aveugle ?

Quand la Finance s’envoie en l’air...

Alors que le scandale du Trader à 5 milliards d’euros éclabousse la Société Générale, et que personne ne peut dire comment cette banque sortira de la crise, La Banque Postale et la Société Générale ont signé à la mi janvier un protocole d’accord qui officialise le projet Stendhal de filiale monétique commune.

Quel sera l’avenir de cette filiale et des informaticiens postiers (de la DISF) que La Poste incite à suivre leur activité si demain une OPA a lieu sur la Société Générale ? Les "synergies" auront-elles toujours lieu d’être ?

...les bijoux de famille du capitalisme sont à l’abri

Pendant que l’histoire du Trader fait la une des journaux et agit à la manière d’un rideau de fumée on parle moins des profits faramineux et "légaux" des compagnies pétrolières par exemple :

ExxonMobil : 40,6 milliards de dollars de bénéfice 2007 (record absolu)
Shell : 27,6 milliards de dollars de bénéfice 2007
Crise ou pas crise, les richesses vont toujours dans les mêmes poches !

Entre Société Générale et LBP c’est une valse à 2 temps

En novembre 2007 sur Challenges.Fr on pouvait lire La Société Générale pourrait entrer au capital de l’établissement public, qui manque de fonds propres. et un peu plus loin L’avenir de la banque passe-t-il par une ouverture de capital ? Dans ce cas, la Société Générale ou la Caisse des Dépôts semblent bien placées pour s’inviter dans La Banque Postale.

Dernièrement, parmi les scénarios pour "sauver" la Société Générale, le Financial Times évoquait à l’inverse un scénario de reprise par la Banque Postale avec la Caisse des Dépôts et d’autres investisseurs institutionnels !

Attention aux étreintes fatales

La décision de faire des services financiers de La Poste une nouvelle banque "une banque comme les autres" tout en restant "une banque pas comme les autres", met aujourd’hui en lumière les risques pris sur un marché déjà saturé où les grandes banques sont à l’affut de toute défaillance. La Banque Postale qui n’a que 3 Milliards de fonds propres est un nain comparé à ces prédateurs et une proie facile en cas d’ouverture du capital.

Mon chef m’invite pour la St Valentin, est ce bien raisonnable ?

La position de donneuse d’ordre de la filiale LBP à la maison mère n’a rien de rassurant.

Nous en avons un bel exemple dans l’informatique avec le DSI de LBP. Il est en effet également patron de la DISF et a pris le contrôle de la DSOI renommée DSI Enseigne.
Trois casquettes pour un seul homme, cela fait beaucoup.

Le 14 février le personnel de l’ex DSOI est convié à une grand messe à la Cité des Congrès de Nantes, notre "bi-appartenant" parlera t-il de son goût prononcé pour l’externalisation : mise en filiales (projets Stendhal, Suffren), utilisation massive de la sous-traitance qui dépasse les 60% àla DISF, qui devrait passer de 40 à 60% à la nouvelle DSI Enseigne ?

En cas de partenaires multiples...

Les filiales communes seraient bien sûr en première ligne, mais aussi tous les postiers du métier SF et en remontant la "chaîne d’amour" les postiers du réseau (le fumeux 4ème métier baptisé Enseigne), autant dire que tous les postiers à terme subiraient le contrecoup des "aventures" de LBP.

...il faut sortir couverts

Alors plutôt qu’aller toujours plus loin dans la voie de la déréglementation et des privatisations (la banalisation du livret A en est le dernier exemple), il faut renverser la tendance et revenir à un grand service public des services financiers.
Ce qui était la raison d’être des services financiers de La Poste.

Pas d’ouverture du capital de La Banque Postale !


Reprise du communiqué de la Banque Postale et de Société générale

"La Banque Postale et la Société Générale ont signé un protocole d’accord pour mettre en commun les activités de développement et d’exploitation de leurs systèmes monétiques.

En mutualisant les investissements, les coûts de maintenance et d’exploitation d’une plateforme monétique, elles visent à partager leur savoir faire tout en abaissant le coût de leurs opérations.

Les traitements informatiques courants et à venir seront centralisés au sein d’une co-entreprise détenue à parts égales par les deux établissements. Une gestion partagée des systèmes de transactions liés aux cartes bancaires, aux opérations des commerçants et aux automates bancaires permettra de diminuer les coûts d’investissement, de maintenance et d’exploitation des deux banques.

Les deux établissements conserveront une totale liberté en matière commerciale, tarifaire et de relation client.

La société commune, dont le siège sera basé à Paris, disposera d’équipes à Strasbourg et à Paris. Son lancement opérationnel interviendra au 1er avril 2008.

La Banque Postale et Société Générale sont deux acteurs majeurs du marché de la monétique en France avec un volume cumulé de 10 millions de cartes en circulation, plus de 100 000 contrats commerçants et 10 000 distributeurs automatiques de billets."

Pour Patrick Werner, Président du Directoire de La Banque Postale, « notre partenariat avec Société Générale, s’inscrit dans une politique de développement de nos outils monétiques, de réponse aux défis du SEPA (Single European Payment Area) et aux évolutions technologiques de la monétique. »

Pour Daniel Bouton, Président-Directeur général de Société Générale, « En additionnant notre savoir faire avec celui de , nous anticipons sur les attentes des clients tout en optimisant nos investissements en matière de monétique. »

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