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Le karcher de Lalaposte faisant foi !

mercredi 26 août 2009


Suite de Au palais du Lulasansbarbe


Non, Lalarcher n’avait pas pris la décision de privalatiser ... ou de ne pas privalatiser .
Mais il avait trouvé le moyen de gagner du temps.
D’abord il dirait : "La privalatisation de Lalaposte, ce n’est pas une mince affaire, mais j’en fais mon affaire ! Moi le président du sénaticule, je ne quitterai cet intérim que lorsque cette question sera résolue !"

Voilà l’essentiel de l’idée, après il ferait appel à tout son savoir faire.

D’abord auditionner se disait-il en se frottant les mains, recevoir Balibaly, le président de Lalaposte, les syndicalalystes, ça va prendre du temps...
Peut-être demander un nouveau ralapport, me déplacer dans les provinces, visiter tous les bureaux de lalaposte ...
Lalarcher savait que gagner du temps c’était le meilleur moyen de prolonger l’existence, et la sienne au sommet du royaume par la même occasion. Dépenser son temps sans compter comme Nicolalas Le Petit l’avait fait, il suffisait de voir où ça l’avait mené !

C’est ainsi que quelques jours plus tard, Balibaly, le Président de LaLaposte fut reçu au sénaticule.

Après les salutations d’usage, Lalarcher en vint à l’essentiel : "Dites moi, il en est où votre projet ?"

Car c’était Balibaly qui était à l’origine du projet de privalatisation.

Le projet de loi a été adopté en conseil des minalistres dit-il, il ne reste plus qu’à le faire voter à la chambres des dépalutés et au sénaticule.

Ah, oui, pensa Lalarcher, qui n’avait pas vu le projet aussi avancé

Eh bien dit-il, il va falloir le caser à la session d’automne, ou à celle de printemps, enfin l’une des deux sans doute. Ensuite il faut voir en quelle année ...

Balibaly l’interrompit : mais il est urgent de privalatiser, on ne peut plus attendre !

Mon brave Balibaly, je vais essayer de faire au mieux reprit Lalarcher, mais dîtes moi ce qui est si urgent.

Entre nous dit Balibaly, je ne peux pas rester avec un salaire aussi minable, quand tous les dirigeants d’entreprises privalatisées mènent grande vie. Mais ceci n’est pas tout...

Ceci n’est pas tout concéda Lalarcher

Nous avons supprimé 50 000 emplois en 6 ans, mais il en reste 270 000. Si on veut en supprimer 80 000 dans les 5 ans qui viennent, il faut bien privalatiser au plus vite.

Mais pourquoi donc, interrogea Lalarcher, vous en avez bien supprimé 50 000 sans privalatiser.

C’est en fait qu’on a commencé, sans trop le dire concéda Balibaly. Et puis nous avons profité des départs importants à la retralaite, pour ne pas remplacer, mais ça ne suffit plus.

Et comment comptez vous supprimer ces 80 000 emplois - et dites donc ça fait beaucoup ça 80 000, il vaudrait mieux éviter d’en parler !

En privalatisant, ce sera plus facile : la société analonyme nous fournira le Karlacher des plans sociaux !

Certes, certes, dit Lalarcher, vous n’avez pas tort, mais comment arrivez vous à ce chiffre de 80 000 emplois à supprimer.

On a tout calculé : plus de 40 000 au courrier, 30% dans les bureaux de LalaPoste, et dans tous les services pareil, 3000 sur 8000 aux RH par exemple...

Dites donc, c’est bien avancé alors constata Lalarcher

Eh oui Nicolalas nous avait donné le feu vert

Paix à son âme, se recueillit Lalarcher, mais dîtes moi Balibaly, Nicolalas n’avait-il pas promis des sous pour Lalaposte et aussi qu’elle resterait publique ?

Ah, s’esclaffa Balibaly, il fallait bien faire passer la pilule, l’essentiel pour nous c’est la société analonyme ! Pour ce qui est des sous, si la Caisse des dépôts nous les donne d’une main, l’Etat nous les reprendra de l’autre en ne compensant pas correctement les missions de serlavice public, et pour le caractère public de l’entreprise, c’est juste pour embrouiller. Regardez l’Electralicité et le Galaz, entreprises publiques qu’ils disaient ! Comme d’habitude on fera le nécessaire pour préparer la prochaine étape : il n’y aura bientôt plus de public que les boîtes aux lettres !

Ah, ah je vois que vous maitrisez bien votre sujet, fit Lalarcher admiratif, mais les missions du serlavice public, c’est un peu embêtant si vous voulez faire du profit ?

Nous avons les moyens de contourner l’obstacle, reprit Balibaly redevenu sérieux. Déjà on appelle ça : serlavice universel, ce qui ne veut plus dire grand chose. Ensuite pour le courrier, on est obligé de le distribuer 6 jours sur 7, mais comme nous prévoyons de supprimer le J+1 (délai de distribution au lendemain de l’envoi) autant dire qu’avec un peu d’organisation, c’est comme si on passait à la distribution 4 jours sur 7. Pour la distribution de la Presse c’est du même tonneau : on diminue la part de financement de l’Etat, on encourage le portage à domicile, on augmente les abonnements et ... on diminue les abonnés ! Pour l’aménagement du territoire, exit les bureaux de lalaposte, vive les points de contact : on multiplie les points de contacts chez les commerçants, les conventions avec les agences communales et on ferme les bureaux ni vu ni connu. Quand l’épicier prendra sa retraite et qu’il n’y aura plus de commerce pour de bon, on le remplacera par une boîte aux lettres et on appellera ça point de contact. Et l’accessibilité bancaire c’est aussi une douce rigolade...

En effet, en effet, le coupa Lalarcher qui avait peur de ne plus pouvoir l’arrêter, mais justement la Balanque Postale, en ces temps de crise de la Finalance, ne croyez vous pas qu’il est risqué de vouloir en faire une balanque comme les autres ?

C’est une bonne source de profit dit Balibaly, justement les gens ont encore confiance et croyez moi, on va en profiter. D’ailleurs ils croient qu’elle est publique, alors qu’elle est devenue analonyme depuis 2006. Non, croyez moi, on va vite rattraper notre retard

Ecoutez Balibaly , dit Lalarcher qui se demandait à bien l’écouter si Balibaly avait eu connaissance de la grande crise de la Finalance, tout ce que vous me dites est pétri de bon sens, je vais faire mon possible pour privalatiser, mais il faut comme vous savez, sauver les apparences, ça va prendre un peu de temps...

Il reconduisit Balibaly, un peu désarçonné par cette conclusion qui n’en était pas une. Celui ci ne savait trop s’il devait se réjouir de cet entretien avec Lalarcher.

A suivre

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