mardi 1er septembre 2009
Suite de Le karcher de Lalaposte faisant foi !
Ce jour là Lalarcher fit venir les syndicalalistes. Sans doute il aurait été préférable, pour gagner encore du temps, de les faire venir l’un après l’autre.
Sans doute Nicolalas l’eut fait - lui - dans le but de diviser les syndicalalistes et de privalatiser au plus vite.
Mais Lalarcher ne voulait pas spécialement diviser les syndicalalystes, il ne voulait pas davantage trop faire durer l’échange avec eux, qu’il pressentait désagréable.
Alors tous ensemble et puis il passerait à autre chose et il ferait durer cet autre chose.
Ce jour là sur le coup de 10H, le jardin du Lulasansbarbe se mit à bruire d’une rumeur qui enflait, qui enflait.
C’était les syndicalalistes qui arrivaient accompagnés de fortes délégations de postaliers. Ils portaient des panlacartes de défense du serlavice public, des drapeaux colorés, et des bandelaroles appelant à un grand Réfélarendum.
Derrière sa fenêtre, Lalarcher voyait la foule bruyante peu à peu entourer le sénaticule.
Il pouvait lire plus distinctement les slogans : "Des sous pour les postaliers, pas des BMW pour les cadres dirigeants". Allusion aux infos des médiacultes qui avaient indiqué que 30 directeurs de LalaPoste étaient déjà au volant d’une BMW série 5. Montant de la facture : 900 000 euros.
Sur le même thème, une autre panlacarte disait : Pour des moments de pur bonheur en BMW LalaPoste déjà Société Analonyme ?
Lalarcher pensait que BaliBaly aurait pu quand même attendre un peu avant de dévaliser la cassette de LalaPoste.
D’autres panlacartes disaient : "Trois bureaux de laposte
ferment chaque jour depuis le début de l’année" . "42 emplois de postaliers sont supprimés chaque jour"
7 416 emplois détruis en 6 mois, soit
autant que le nombre de suppressions d’emplois enregistré pour toute l’année 2008 calcula Lalarcher. Décidément BaliBaly n’y va pas de main morte !
Et surtout se disait Lalarcher, ces bureaux de laposte qu’il ferme, il faudrait peut-être qu’il se calme si je veux faire durer le plaisir de les visiter l’un après l’autre.
Puis eurent lieu quelques dislacours (qui auraient mérité de l’être un peu plus), avant que les syndicalalistes n’aillent en délégation voir Lalarcher.
Messieurs, leur dit-il, je suis tout ému de cette belle parade que vous nous fîtes. Vous savez combien je suis attaché à ce beau serlavice public. N’en fais je pas trop se disait-il dans le même temps.
Belles paroles lui rétorqua une syndicalalyste de LaSud, nous ce qu’on veut c’est le retrait du projet !
Et en écho les autres d’approuver.
Bien sûr dit Lalarcher, fidèle à son idée, j’ai bien entendu votre demande, et je vais tout faire pour l’exaucer. Mais il me faut un peu de temps, la dépouille de Nicolalas est encore tiède, surtout ne brusquons rien.
Qui n’aurait pas accepté de respecter une période de deuil. Envisagé sous cet angle, les syndicalalystes étaient un peu désarçonnés.
Mais un conseiller de Lalarcher interrompit cette brillante conversation. Il lui dit quelques mots à l’oreille.
Messieurs, je dois recevoir urgemment monsieur le premier Chambellan. Excusez moi pour cet impromptu, mais je crois néanmoins que nous nous sommes dit l’essentiel.
Les syndicalalistes en étaient assez peu convaincu et se retirèrent en grognant, mais pensa Lalarcher, un syndicalalyste est par définition grognon.
Brave Lafion que se passe t-il pour que vous m’interrompiez en pleine audition de dialalogue social ?
C’est au sujet de Nicolalas, commença Lafion manifestement bouleversé par les nouvelles qu’il amenait
Paix à son âme dit Lalarcher qui ne savait quoi d’autre dire
Nous l’avions disposé dans son futur mausolée de verre, à la vue de tous, en attendant la cérémonie
Oui, c’est ainsi que tout était prévu dit Lalarcher
Il a bougé fit Lafion dans un souffle
Comment ça fit Lalarcher le Mausolée ?
Non, Nicolalas...
Nicolalas ?
On a du faire les choses un peu vite, reprit Lafion, mais bon, ça allait tellement vite avec lui, que nous aussi on était entraîné. D’après le Doctaleur, il s’agissait juste d’un malaise vagal un peu long...
Après un long temps de silence où les deux hommes eurent tout loisir pour admirer chaque détail des lambris dorés de la pièce dans laquelle ils se trouvaient, Lalarcher demanda
Il va bien ?
Le mieux du monde répondit Lafion déconfit.
Bon se dit Lalarcher, c’est partie remise. Pour une fois que j’avais une idée !
Fin de la Distraction Estivale
Mais la bataille contre la priva(la)tisation continue !
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