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CDSP DSI Enseigne 18 décembre

vendredi 18 décembre 2009


Pour son projet dont les conséquences ne seront connues qu’après le CTP, le directeur de la future DISFE, par ailleurs DSI de la Banque Postale, demande en fait un chèque en blanc aux syndicats.

Si les transparents ont été remplacés par un dossier CDSP plus classique, ce document suscite toujours autant d’interrogations.

Un accompagnement RH minimal

C’est pourtant cet accompagnement RH qui doit être entériné au CTP. Pas de labellisation en vue, ni au titre du service, ni à titre individuel. Or pour La Poste, c’est la labellisation qui ouvre droit à quelques maigres compensations.

Pourtant les BRH 09 et 10 qui traitent des réorientations, indiquent : "La labellisation ne peut intervenir qu’en cas de disparition ou de réorganisation profonde du service"

Or la DSI-E et la DISF disparaissent et l’ensemble DISFE fait l’objet d’une profonde réorganisation.

Comment comprendre « les mesures d’âge existantes en 2009 seront naturellement appliquées » ? Le DAFA, mentionné dans les 1ers documents puis retiré, s’appliquait bien en 2009 à la DSI-E.
La réponse à cette question est que le DAFA ne s’appliquera pas à la DISFE !!!

Une mobilité fonctionnelle sans compensations

Il y a bien des changements de fonction envisagés et donc mobilité fonctionnelle. Citons le document  :" Puis, seront définies précisément les évolutions envisagées comme les changements de périmètre de responsabilité, les changements de fonction... "

Mais aucune compensation n’est prévue pour ces mobilités subies. La boîte propose juste un accompagnement minimal en formation. 1000 jours en plus pour une entité qui aura plus de 1600 agents.

"les agents contraints à la mobilité seront identifiés pour qu’ils ne soient pas lésés pour la part variable" Encore heureux qu’ils ne soient pas pénalisés une seconde fois !

Une procédure d’affectation anxiogène

"Dans le cas d’un changement de poste, une analyse approfondie de la situation du collaborateur sera effectuée en revue du personnel (compétences détenues, souhait de mobilité...). Le manager cédant ainsi que le prenant recevront le collaborateur afin d’évaluer l’adéquation entre ses compétences, ses souhaits et le besoin sur le poste pressenti."

Grosse pression en perspective si l’agent n’est pas conforme au poste pressenti ! L’agent n’est pourtant pas responsable de la réorganisation, mais c’est sur lui que va peser tout le stress de la situation !

Le DSI veut bien reconnaître le problème, mais lorsque nous parlons de commissions de suivi locales à même de constituer un appui pour les agents réorientés ou d’ouvrir les postes détenus par des sous-traitants, c’est un refus catégorique.

N’oublions pas également que le document indique qu’un seul poste est proposé, même si le DSI entrouve des portes...

Des engagements qui engagent peu

Le maintien des effectifs (à la création) de la nouvelle Direction, le maintien des sites (mais pas des effectifs par site), Le DSI le dit lui même, il ne veut pas se lier les mains...

Que reste t-il : le maintien des RI certes, l’assurance que l’harmonisation astreintes et heures sups se fera sur ce qui marche à la DISF, souhaitons le...

Et encore des sujets qui fachent

Dialogue social en veux tu en voilà, mais dans les faits...

Questions sur le nouveau calendrier du projet et les dates des commissions de suivi pour lesquelles tous les syndicats de la DSI-E demandent qu’elles soient locales. Tout le monde a bien lu dans leurs documents que la DISFE était créée au 1er avril. On nous répond qu’il n’en est rien, que la création de la DISFE sera le 21 janvier jour du CTP.

Pourtant ceci est bien leur document, dans lequel est écrit : "1er avril 2010 Création de la DISFE et transfert des personnels DSI-E" Alors de qui se moque t-on ?

PDF - 43.7 ko

Des commissions de suivi locales au plus près du terrain ? Niet, mais vous pourrez y faire venir des experts, dixit le DSI.
A condition qu’on ne refuse pas un expert comme cela a été le cas lors de cette CDSP pour le syndicat SUD !

Quel calendrier pour ce projet ? Quand seront mises en place les nouvelles instances représentatives ? Quand aura lieu la 1ère commission de suivi ? C’est l’embrouille au maximum au détriment de la défense des agents !!!

Passons sur le refus d’un CHSCT exceptionnel à la DSI-E au (mauvais) prétexte que les sujets seraient traités en CDSP.

Parlons donc de la sous-traitance ?

Mais le DSI ne veut plus parler de la sous-traitance puisque constate t-il nos points de vue sont inconciliables.

Il ne veut toujours pas nous fournir la cartographie détaillée de la sous-traitance ni côté DSI-E, ni côté DISF. Si on regarde côté SI de la Banque Postale, on comprend qu’il faudrait une grande carte avec la sous-traitance sous toutes ses formes et également des filiales pour mémoire. Régies, forfaits, centres de débordements, infogérance,joint-ventures...

Et en 2 ans, côté DSI-E, tout le monde a pu mesurer l’explosion de la sous-traitance.

Nous insistons à nouveau sur le cadre légal dans lequel doit s’exercer la sous-traitance (voir notre déclaration préalable ci dessous),

En effet le DSI a annoncé avec ce projet un changement complet de stratégie : plus de régies, tous au forfait, aux centres de services... Cachons sous le tapis ce qu’il ne faut pas montrer...

Mais les prestataires ou intérimaires présents de longue date ne doivent pas faire les frais de la situation. Nous demandons l’embauche de ceux qui le souhaitent.

Le DSI serait prêt à examiner les cas individuels...
Nous ne nous contenterons pas d’une simple déclaration d’intention.

Rattachement des agents de la DSI-E aux services financiers

Nous lisons dans leur document : "Les diverses contraintes à prendre en compte (notamment la gouvernance du SI de La Banque Postale conformément aux dispositions indiquées dans le dossier d’agrément CECEI et la minimisation des impacts à l’intérieur de l’Enseigne) ont abouti à structurer la DISFE comme une Direction à Compétence Nationale (DCN) rattachée aux Services Financiers de La Poste "

Quelles sont les dispositions indiquées dans le dossier d’agrément CECEI qui nécessitent de rattacher les agents qui travaillent pour l’Enseigne aux services financiers ?

Circulez il n’y a rien à voir est la réponse en résumé !

Pourtant l’avenir de La Banque Postale et de l’Enseigne concerne tous les postiers au plus haut point.

Direction des sites locaux

Nous voyons écrit dans ce document : "Mettre sous contrôle et optimiser les coûts de support par une convergence des solutions technologiques, mais surtout par un pilotage unifié des prestations d’installation, de support et de maintenance en très grande majorité confiées à l’infogérance (DSEM ou prestataires externes)"

Infogérance ? Mise en concurrence de la DSEM avec des prestataires externes ? Voilà qui nous fait bondir.

Ce serait "une maladresse dans l’expression" parce que la Banque Postale fait appel de son côté à un infogérant. Mais promis juré, ils ne vont pas remettre en question la DSEM pour les sites locaux de l’Enseigne.

Maladresse dans l’expression ou lapsus ?

Car l’objectif du rapprochement est bien d’unifier les outils, les pratiques...

Ce qui n’est pas gagné quand on lit plus loin dans le document : "L’évolution majeure sur le périmètre des fonctions communes de gestion est le remplacement de SYCLADE par SMARTSTREAM, au second trimestre 2010, pour La Banque Postale, et par SAP, pour l’Enseigne, au troisième trimestre 2010. De ce fait, pour éviter toute rupture de fonctionnement vis-à-vis des clients de la DISFE, et pouvoir analyser les impacts avant de faire converger les processus et les outils, à la création de la DISFE, les structures existantes sur les deux départements Finances et Achats seront juxtaposées et les outils de gestion existants seront conservés. "

Le choix de SMARTSTREAM par LBP alors que les autres métiers choisissaient SAP montre les limites de la mutualisation "naturelle" en cours... ou le gâchis si l’un des deux est abandonné.

En conclusion, au sortir de cette réunion, toujours le même constat de désaccord sur le planning et la méthode.

Dans ces conditions le CTP ne doit pas avoir lieu le 21 janvier.


Déclaration préalable SUD à la CDSP


Le projet de fusion de la DSI-E et de la DISF dans une nouvelle DCN DISFE qui vient d’être reporté au 1er avril 2010 suscite toujours de nombreuses interrogations pour les personnels concernés. Le document produit pour cette CDSP est très loin d’apporter les réponses que nous attendions.

Les inquiétudes sont amplifiées avec la perspective, que nous combattons, de changement de statut de La Poste.

Pour ce qui est des réorganisations successives vécues par les agents, PFT, PCAR, casse de MEP, la création de la DSI-Enseigne et aujourd’hui l’intégration dans la DISFE, nous relayons la lassitude des agents et de l’encadrement. La Poste justifie avec la même langue de bois mais avec des arguments contradictoires ses réorganisations successives… en attendant la suivante. Ne nous avait-on pas dit à la création de la DSI-Enseigne qu’une ère de stabilité commençait ? Quelle crédibilité la Direction croit-elle avoir auprès des agents ?

L’organigramme fourni montre clairement que ces réorganisations successives permettent d’éjecter les responsables locaux, dans des conditions parfois très brutales. Voilà qui n’augure rien de bon pour l’ensemble des agents de la DSI-E.

Observateurs des dégâts causés par ces restructurations permanentes, nous ne les avons jamais soutenues. Mais les personnes qui ont été intégrées de gré ou de force dans ces nouvelles organisations ne sont pas responsables de la casse des savoir-faire qui en résulte.

La finalité du projet nous inquiète : la DISFE sera « rattachée aux services financiers pour respecter les contraintes réglementaires encadrées par le CECEI ». Quelles sont ces contraintes qui impliquent de rattacher des postiers travaillant pour le métier Enseigne aux Services financiers ? Que se passe t-il, si la Banque postale quitte le groupe La Poste après le passage en SA, pour les postiers sous-traitants pour le compte de la Banque Postale ?

Les évolutions d’activité par site signalées dans le document CDSP restent à un niveau macroscopique, elles ne sont pas quantifiées et ne permettent pas de voir toutes les conséquences sur les réorientations du personnel, mais nous voyons que celles ci peuvent aller jusqu’au changement de fonction.

Le volet RH se résume pour l’essentiel à une seule proposition de poste et à un minimum de moyens de formation. Alors que dans les projets de restructurations 3 postes sont généralement proposés. Nous constatons qu’aucune compensation n’est prévue pour les agents réorientés.
Les personnels ont élu leurs représentants dans les 2 directions DSI-E et DISF. La création de la DISFE se fait pour les instances de dialogue social sur la base de la représentativité nationale sensiblement différente des entités DISF et DSI-E. Ceci n’est pas acceptable.

Le maintien des effectifs par site n’est pas garanti et donc à terme la viabilité des sites. Les effectifs cible par Direction de la future DISFE ne sont pas indiqués. Nous ne pouvons qu’être inquiets en regardant les évolutions prévues au niveau de l’activité pour certains sites.

S’agissant de la sous-traitance, la Direction nous parle de ré internalisation partielle. Mais elle refuse de nous fournir un descriptif précis de la sous-traitance quantifiée par Direction et projet, ce qui nous permettrait d’avoir accès à la question de l’emploi dans notre Direction et de juger de la réalité de cette ré internalisation. Nous constatons bien au contraire qu’elle prévoit d’externaliser un peu plus en changeant sa stratégie de sous-traitance et en passant au forfait hors locaux de La Poste ou en Infogérance.
Un comble : la nouvelle Direction des Sites Locaux est créée avec comme objectif « des prestations d’installation, de support et de maintenance en très grande majorité confiées à l’Infogérance (DSEM ou prestataires externes) ».
Ainsi la DSEM, service interne Poste, est mise en concurrence avec des prestataires externes ! La Banque Postale prépare t-elle ainsi sa sortie du groupe La Poste ?

Notre organisation ne peut cautionner une réorganisation qui ne prend pas en compte la nécessaire réduction de la sous-traitance sous toutes ses formes. En effet développer les compétences internes est un objectif virtuel quand nous constatons tous les jours que le transfert des compétences se fait vers la sous-traitance. Si recrutement il y a, il doit prioritairement porter sur les fonctions de développement ou techniques et non comme c’est le cas à la DSI, se limiter quasiment aux fonctions de management.

La Direction nous dit qu’elle va se « débarrasser » des personnels sous-traitants employés en régie. Nous dénonçons cette attitude qui consiste à utiliser les sous-traitants au mépris de la loi pour ensuite les jeter. Certains sont en effet présents au sein des équipes de postiers depuis plusieurs années.
Nous demandons que la Direction embauche les sous-traitants en régie présents à La Poste depuis plus de 18 mois si ces personnes le souhaitent.
Pour notre part, en l’absence de réponse positive, nous mettrons tout en oeuvre pour que les personnels aient connaissance des aspects légaux de la sous-traitance : interdiction du prêt illégal de main d’oeuvre et délit de marchandage, usages licites et illicites de l’intérim…

Nous constatons également depuis la création de la DSI Enseigne, les nombreuses récriminations portées par les personnels, et notamment par les cadres supérieurs sur le style de management brutal exercé dans cette Direction.
Ne croyez pas que les cadres supérieurs n’ont aucun droit. La NGC crée un rideau de fumée sans doute très pratique, mais ne doit pas permettre de faire n’importe quoi.
Nous sommes pour notre part déjà intervenus en défense individuelle sur ce sujet et nous sommes prêts à soutenir leur défense collective.

La garantie de nos emplois est notre préoccupation constante, elle passe par la pérennité de nos services informatiques et le maintien des emplois sur site.
C’est pourquoi nous demandons une vraie ré internalisation avec les créations d’emploi correspondant à l’activité.

La Direction a mis « la charrue avant les boeufs ». Elle présente un projet dont les conséquences sortiront des chantiers qui à ce jour ne sont pas encore engagés.

Nous demandons donc qu’elle revoie son calendrier et ses méthodes de dialogue social.
Nous constatons d’ailleurs un décalage entre l’affichage d’une volonté de dialogue social par la Direction et la réalité du terrain quand la DSI-E refuse la tenue d’un CHSCT exceptionnel sur les conséquences de ce projet.

Nous demandons le report du CTP après les conclusions rendues par les chantiers, quand la Direction sera en mesure de présenter concrètement les conséquences de ses projets pour les agents, avec une présentation affinée devant les CHS-CT locaux actuels.

Un délai de 6 mois ou d’un an est en effet nécessaire si nous sommes réellement dans le cadre d’un dialogue social loyal.

Si notre proposition n’est pas prise en considération, notre syndicat mettra tout en œuvre, en lien avec nos collègues de la DISF, pour s’opposer à ce projet dans sa forme actuelle.

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