lundi 14 novembre 2005
Une année 2005 riche d’enseignements
La loi postale et la privatisation programmée des services financiers avec des postiers sous-traitants de la Banque postale, le projet Performance des Fonctions Transverses et la métiérisation à marche forcée de La Poste, l’éclatement de la DPI et la casse de la DIRR, la remise en cause des cycles de travail et des accords RTT, la sous-traitance qui explose, l’externalisation de l’hébergement des machines, la liste est longue des attaques subies par le personnel cette année.
Les services informatiques et techniques dans leur ensemble sont entrés dans une phase de turbulences. Leur existence est aujourd’hui ouvertement remise en cause, la métiérisation accélère le processus.
Nos dirigeants ont plus d’une corde à leur arc. Avec Philippe Lazare et le projet PFT, la brutalité était à l’ordre du jour en mai avec la disparition de la DIRR prévue au 1er juillet. Face à une réaction d’ensemble qu’ils n’avaient pas prévue, ils sont revenus à des méthodes plus classiques : morceler, isoler, traiter chaque service l’un après l’autre...
Dans nos services, la communication de La Poste ne passe plus
Si certains avaient encore des illusions sur le dialogue social à la mode Bailly après le traitement expéditif des 1 000 recours de la filière SI, ils les auront perdues définitivement avec le passage en force sur PFT au CTP du 02 novembre.
Le dialogue social n’est qu’un rideau de fumée.
C’est maintenant qu’il faut y aller
Il est nécessaire de préparer une riposte d’ensemble qui soit à la hauteur des attaques.
Aux delà de nos revendications spécifiques à mettre en avant sur des préavis locaux, ce ne sont pas les revendications communes qui manquent :
La défense des conditions de travail (astreintes et régimes de travail négociés, maintien des régimes RTT...),
L’arrêt des externalisations de développement,
L’hébergement des machines en interne,
Des moyens pour faire vivre nos services,
Un seuil de sous traitance revu à la baisse
Des recrutements en parallèle,
Une localisation inchangée des services informatiques existants,
Un effort sur les rémunérations : équité et transparence (entre contractuels pour les salaires d’embauche, entre contractuels et fonctionnaires à travail et ancienneté égale)
des perspectives de carrière pour le personnel administratif de nos services souvent oublié,
un cadre de gestion unique pour tous les informaticiens de La Poste, y compris ceux qui sont isolés (CRSF par exemple)
Le 14 juin nous avons démontré notre capacité de mobilisation. PFT, au passage, a perdu quelques plumes.
Face aux tentatives d’isolement et aux menaces qui pèsent sur tous les services, il faut en décembre établir un rapport de force sur l’ensemble des services informatiques de La Poste.
Version imprimable